
École d’été trinationale – Trinationale Sommerschule 2024 « L’avenir de l’Europe »
06. – 08.06.2024 Studienhaus Wiesneck, Buchenbach près de Freiburg (Fribourg-en-Brisgau)
L’école d’été trinationale 2024 a été consacrée au thème « L’avenir de l’Europe ». Elle a été organisée dans le cadre du Centre d’Excellence Jean Monnet.
Programme
| Jeudi, 06. Juin 2024 | |
| 14:00 Uhr | Mots de bienvenue Prof. Dr. Gisela Riescher und Prof. Dr. Birte Wassenberg |
| 14:30 Uhr | Les droits fondamentaux de l’Union européenne Prof. Dr. Matthias Jestaedt |
| 16:00 Uhr | Pause-Café |
| 16:30 Uhr | L’Europe avant les élections européennes Prof. Dr. Birte Wassenberg und Prof. Dr. Ulrich Eith |
| 18:00 Uhr | Dîner |
| 19:30 Uhr | Réunion des groupes de travail En parallèle: réunion des enseignants |
| Vendredi, 07. Juin 2024 | |
| 08:30 Uhr | Petit déjeuner |
| 09:15 Uhr | Présentation des résultats des groupes de travail étudiants Dr. habil Christine Aquatias, PD Dr. Martin Baesler, Dr. Angela Geck, Kontantin Kümmerle |
| 10:45 Uhr | Pause |
| 11:00 Uhr | Présentaton des résultats des groupes de travail étudiants Dr. habil Christine Aquatias, PD Dr. Martin Baesler, Dr. Angela Geck, Kontantin Kümmerle |
| 12:30 Uhr | Déjeuner |
| 14:00 Uhr | Randonnée |
| 15:30 Uhr | Pause-Café |
| 16:00 Uhr | La souveraineté de l’Europe Prof. Dr. Gerlinde Groitl, Prof. Dr. Martine Camiade et Prof. Dr. Noriko Suzuki |
| 18:00 Uhr | Dîner |
| 19:00 Uhr | Film |
| Samedi, 08. Juin 2024 | |
| 8:30 Uhr | Petit déjeuner |
| 9:15 Uhr | Les relations franco-allemandes Prof. Dr. Annegret Eppler, Chiara Pricken |
| 10:45 Uhr | Pause |
| 11:00 Uhr | L’avenir de l’Europe (Conclusions) Prof. Dr. Sylvain Schirmann |
| 12.30 Uhr | Déjeuner |
Groupes de travail préparatoires
Groupe de travail 1: L’avenir technologique dans l’UE : réflexions éthiques et de théorie politique sur l’intelligence artificielle et la loi européenne sur l’IA (AI-Act) (Encadrement: PD Dr. Martin Baesler, Universität Freiburg)
Comment l’intelligence artificielle modifie-t-elle l’existence humaine ? Comment l’utilisation de l’IA peut-elle être réglementée ? Les technologies algorithmiques peuvent apprendre à partir d’énormes quantités de données et avoir un impact sur la vie, le jugement et la prise de décision des êtres humains. La penseuse politique Hannah Arendt a défendu l’idée que notre existence humaine est fondée sur l’intersubjectivité et la pluralité et que nous devrions nous méfier des tendances totalisantes d’une technologisation généralisée. Dans le même ordre d’idées, le philosophe Joseph Weizenbaum a parlé de la distinction entre le jugement humain et les calculs effectués par des machines et a mis en garde contre les conséquences socioculturelles de l’utilisation de l’intelligence artificielle. Dans les débats éthiques et politiques actuels sur l’IA, ces deux approches sont utilisées pour développer un cadre éthique et politique sur la base duquel il est possible d’émettre des critiques à la fois sur la force normative de l’IA et sur les possibilités de réglementation légale.
Dans notre groupe de travail, nous élaborerons ce cadre éthico-politique et, sur cette base, nous examinerons et discuterons plus en détail la loi européenne sur l’intelligence artificielle.
Groupe de travail 2: Les régions et les communes : fournisseurs de légitimité pour l’UE ? (Encadrement: Konstantin Kümmerle, Hochschule Kehl)
L’atelier est consacré à la « gouvernance multi-niveaux de l’UE » avec un focus sur le niveau infranational. Nous allons discuter des questions telles que :
Quelles sont les divisions territoriales des différents États de l’UE, par exemple les « Länder », les « régions » et « départements » ou encore les voïvodies ? Quel est leur statut juridique, quel rôle jouent-ils dans la mise en œuvre du droit élaboré par l’UE ? Qu’en est-il de l’autonomie locale dans les différents États de l’UE ? Quelles sont les possibilités formelles et informelles d’influencer la politique et de la législation de l’UE pour les acteurs subnationaux ? Et quel est le rôle des parlements subnationaux au sein de ce qu’on appelle le « parlementarisme à plusieurs niveaux » (par exemple dans le cadre du contrôle de la subsidiarité?
Avec l’apparition des crises multiples de ces dernières années, le niveau subnational du système de l’UE s’est fait plus discret. Pourtant, les régions et les communes, en tant que « institution la plus proche du citoyen », pourraient jouer un rôle important en période de crise. Elles ont notamment le potentiel de faire progresser l’intégration sociale au niveau local et de contribuer ainsi à la légitimité fragile de l’ensemble du système européen.
Outre une analyse du statu quo de l' »Europe des régions » et des communes, nous allons nous interroger quels rôles les régions et les communes, en tant que niveau le plus proche du citoyen, peuvent et doivent jouer pour le développement de l’UE. Nous analyserons différents moteurs d’intégration liés aux régions et communes, tels que les dialogues communaux entre citoyens sur les thèmes de l’UE (par exemple dans la ville de Pforzheim), la nouvelle unité « gouvernance multi-niveaux » dans l’administration du Parlement européen et les projets sociaux transfrontaliers auxquels participent les communes et les régions.
Groupe de travail 3: Réformer et élargir l’UE au XXIème siècle ? (Encadrement: Dr. habil Christine Aquatias, IEP Strasbourg)
L’avenir de l’Union européenne est-il dans son élargissement ? Dans le contexte géopolitique qui fait suite au 24 février 2022, la France et l’Allemagne en sont immédiatement persuadées. Emmanuel Macron et Olaf Scholz le réaffirment lors de la conférence de presse commune donnée à l’issue du Conseil des ministres franco-allemand lors de la célébration du 60ème anniversaire du Traité de l’Élysée, en janvier 2023. Leurs gouvernements mandatent un groupe d’experts franco-allemand dont ils recueillent le résultat des réflexions sur l’élargissement et les réformes institutionnelles en septembre 2023, un rapport au titre évocateur : Naviguer en haute mer : Réforme et élargissement de l’UE au XXIème siècle. En décembre 2023, l’UE a accordé à la Géorgie le statut de candidat reconnu à l’accession à l’UE, portant la liste des candidats reconnus à neuf.
Pour notre groupe de travail, plusieurs pistes d’investigations s’ouvrent, parmi lesquelles il faudra choisir. Par exemple : L’UE s’engage-t-elle dans les voies que suggère le rapport d’experts franco-allemand ? Ou : malgré l’unité affichée, quels sont aujourd’hui, pour les 27 États-membres, les enjeux très divers de l’élargissement et de ses modalités ? Toute autre proposition est naturellement la bienvenue.
Groupe de travail 4: Les mouvements anti-européens (Encadrement: Dr. Angela Geck, Universität Freiburg)
Les positions eurosceptiques ou antieuropéennes ne sont pas un phénomène nouveau, mais ont accompagné le processus d’intégration dès le début. Néanmoins, on observe à partir des années 1990 une politisation croissante du processus d’intégration et, à partir de la fin des années 2000, une présence accrue de partis résolument antieuropéens au Parlement européen. Les partis eurosceptiques jouent également un rôle dans les parlements et les gouvernements nationaux, comme le montre par exemple le Brexit, mais aussi les positions correspondantes au sein du Conseil de l’UE. Il existe toutefois des différences considérables entre les eurosceptiques durs, qui rejettent l’UE en tant que telle, et les eurosceptiques mous, qui se contentent de critiquer sa forme actuelle ; entre la droite, qui considère l’intégration européenne et la migration comme une menace pour la souveraineté et la culture nationales, et la gauche, qui rejette l’UE en tant que projet néolibéral. Les explications du succès des partis anti-européens vont de l’augmentation du champ de compétences et du déficit démocratique de l’UE aux clivages entre les gagnants et les perdants de la mondialisation ou entre le centre et la périphérie, en passant par les crises actuelles.
Le groupe de travail traite une question de son choix sur cette thématique. Il peut s’agir soit de l’arrière-plan des mouvements anti-européens, soit de l’impact de leur présence croissante sur la prise de décision au sein des institutions de l’UE ou sur les discours nationaux.
Dozierende

Prof. Dr. Gisela Riescher
Professeure de philosophie et théorie politiques et d’histoire des idées à l’Universität Freiburg

Prof. Dr. Birte Wassenberg
Professeure d’histoire contemporaine et de relations internationales à l’IEP de Strasbourg

Prof. Dr. Matthias Jestaedt
Professeur de droit public et de théorie du droit, Universität Freiburg

Prof. Dr. Ulrich Eith
Directeur institutionnel de la Studienhaus Wiesneck et professeur à l’Universität Freiburg

Dr. habil. Christine Aquatias
Maitre de Conferences, IEP Strasbourg

PD Dr. Martin Baesler
Collaborateur scientifique, Universität Freiburg

Dr. Angela Geck
Collaboratrice scientifique, Universität Freiburg

Konstantin Kümmerle
Assistant scientifique, Hochschule für öffentliche Verwaltung Kehl

Prof. Dr. Gerlinde Groitl
Représentation de la chaire de gouvernance dans les systèmes multi-niveaux, Universität Freiburg

Prof. Dr. Martine Camiade
Professeure honoraire des Universités spécialité Histoire et Coopération Territoriale Européenne, Université Perpignan Via Domita

Prof. Dr. Noriko Suzuki
Scientifique invitée, IEP Strasbourg

Prof. Dr. Annegret Eppler
Professeure de droit public et de droit Européen, Hochschule für öffentliche Verwaltung Kehl

Chiara Pricken
Assistante scientifique, Hochschule für öffentliche Verwaltung Kehl

Prof. Dr. Sylvain Schirmann
Professeur d’histoire contemporaine et de relations internationales, IEP Strasbourg
Nos partenaires 2024
L’École d’été 2024 a été proposée et organisée par la Hochschule für öffentliche Verwaltung Kehl en coopération avec l’Institut d’Études Politiques (IEP) de Strasbourg, le Seminar für wissenschaftliche Politik der Albert-Ludwigs-Universität Freiburg et le Departement für Sozialwissenschaften der Universität Basel.
Il s’agissait d’une manifestation organisée dans le cadre du Centre d’Excellence Jean Monnet. L’événement a été également soutenu par des fonds EUCOR pour la mobilité.






